Maison passive constructeur

Construire une maison passive

Vision Eco-Habitats obtient le titre de Concepteur Européen de Maisons Passives

Le titre officiel de Concepteur Européen de Maisons Passives Certifiées (CEPH) a été décerné par l'institut Allemand du Passivhaus à Philippe Axmann - Vision Eco-Habitats.

Une reconnaissance pour notre entreprise 100% dévouée à l'étude et à la réalisation de Maison Passive.

Aperçu d'un bâtiment Passif au 20h TF1

Immeuble de logement sociaux au standard Passivhaus, ossature bois et isolation botte de paille !

Reportage à voir...

http://videos.tf1.fr/jt-we/ecologique-et-economique-visitez-le-logement-de-demain-7941500.html

Conférence Vision Eco-Habitats au Passi'Bat Paris

Vision Eco-Habitats donnera une conférence lors du Passibat Paris les 4 et 5 décembre 2012 ! En voici le résumé:

Batiment passif à usage tertiaire

contrainte de réalisation et d’utilisation

Les bâtiments résidentiels et tertiaires comptent pour 40% de la consommation d'énergie finale en France (source: Observatoire de l'énergie). Les trois quarts de cette consommation provient du chauffage et de la climatisation de ces bâtiments.

Le standard Passivhaus apporte une solution efficace à la majeure partie des consommations de ces bâtiments, tout en leur donnant un confort de vie très largement supérieur.
Le but de cette contribution est de présenter le travail que nous avons effectué sur un bâtiment tertiaire à usage de bureaux, situé en région Parisienne, conçu au standard passif.

Dans la première partie de cette conférence, nous allons aborder et expliquer les choix techniques qui ont été trouvés afin d’obtenir un bâtiment passif performant dans le climat parisien et dans le respect des normes françaises de construction.

Notre deuxième partie présentera les préoccupations liées à l’utilisation et à la gestion de ce bâtiment passif par ses occupants. Quelles tâches pourront être automatisées, quel contrôle laissé à la charge des occupants pour la gestion du bâtiment, par exemple concernant les apports solaires en période estivale, la ventilation, ou l’éclairage.

1ère partie: La Conception

Ce bâtiment d’une surface de 780 mètres carrés a été conçu pour accueillir le siège sociale d’une entreprise de 25 personnes. La majorité du volume du rez de chaussé est en open-space avec un espace séparé pour le repos, salon, petite cuisine, vestiaire, alors que l’étage comporte une partie bureaux et une partie open-space. Un deuxième bâtiment à destination de stockage (hors enveloppe thermique) est accolé au bâtiment passif et présente une surface de 990 mètres carrés.

La conception débute par l’architecture du bâtiment où nous avons dû jongler avec compacité et esthétisme. Le volume retenu forme un L dans lequel vient s’imbriquer en partie Nord un entrepôt de stockage lui même fortement isolé ce qui permet de renforcer thermiquement les façades Nord et d’éviter d’avoir sur ces façades le moindre vitrage sans pour autant dégrader l'esthétique. Seule les façades SUD qui comportent énormément de surfaces vitrées sont donc visibles.

Pour la gestion des apports solaires estivaux, la solution de débords de toiture ou casquettes s’est révélée peu performante sur ce bâtiment car ce dernier est haut et ses façades principales sont orienté Sud-Est et Sud-Ouest. La solution retenue a donc été des brises soleil à lamelles orientables dont l’efficacité n’est plus à démontrer.

La structure de l’enveloppe thermique est réalisée en béton banché isolé par l'extérieur avec 25cm de Neopor haute densité. La solution de fondation retenue est un radier intégral isolé par l'extérieur avec 26cm d’extrudé haute densité. Bien que cette solution de fondation soit structurellement moins adaptée selon les ingénieurs béton, elle se révèle la plus performante au niveau thermique.

La toiture plate non accessible est de même isolée par l'extérieur avec 30cm d’extrudé haute densité. Les acrotères sont aussi isolés par l'extérieur sur toutes leurs faces. Concernant les menuiseries extérieures, elles sont en bois / mousse PU / alu, triple vitrage, et posées en tunnel dans le voile béton et en applique contre l’isolant extérieur afin d’obtenir un pont thermique de mise en oeuvre proche du zéro.

La ventilation est réalisée par deux vmc double flux Paul à haut rendement (une par étage). Le réseau de distribution de vmc est entièrement isolé. Deux puits Canadien hydrauliques (à eau glycolée) sont posés à 1.5 mètre de profondeur avec des boucles de 145 mètres de long, chacune associée à une vmc. L’appoint de chauffage supplémentaire est réalisé par deux registres électriques de post-chauffage gainé sur chacune des vmc.La production d’eau chaude sanitaire se fait par un ballon d’eau thermodynamique.

Enfin, la toiture comporte 350m2 de panneaux solaires photovoltaïques ce qui fait de ce projet un bâtiment non seulement passif, mais aussi positif.

Un soin particulier a été apporté au éclairage entièrement réalisés en très basse consommation. De même pour les appareillages électriques qui ont été minimisés avec l’utilisation d’appareillages basses consommations, d’espaces d’imprimerie communs, de système de coupure lors des phases de non utilisation. Nous reparlerons de cette optimisation au cours de la deuxième partie de cette conférence.

Le résultat de cette conception soignée, interprété par le PHPP (PassivHaus Planning Package), aboutit à un besoin d'énergie de chauffage et rafraichissement de 10Kwh/m2.an soit tout à fait en respect des 15Kwh/m2.an maximum imposé par le cahier des charges Passivhaus. Concernant le besoin en énergie primaire, celui-ci est de 76Kwh/m2.an soit bien en dessous de la limite Passivhaus de 120Kwh/m2.an.

2ème partie: L’Utilisation

Destinée à un usage de bureaux, ce bâtiment est utilisé cinq jours par semaine de 8h à 19h par 25 employés et les dirigeants de la société qui l’occupent. Les utilisateurs travaillent à leurs bureaux et déjeunent en partie sur place.

L’ensemble des équipements électriques utilisés dans le bâtiment ont été sélectionnés en fonction de leur consommation électrique faible. Toutes les prises électriques du bâtiment sont pilotées par une domotique qui est programmée pour couper leur alimentation en dehors des périodes de travail de 8h à 19h. Des requêtes sont envoyées à l’ensemble des ordinateurs afin d’ordonner leur extinction en fin de journée lorsqu’ils ne sont plus utilisés. Ainsi, aucun appareil électrique, mis à part les VMC , n’est alimenté en dehors des périodes de travail.

Les luminaires sont à LED très basse consommation et la gestion est entièrement automatisée grâce à des capteurs de luminosité et des capteurs de présence. L’éclairage est donc actionné uniquement lorsque la luminosité est trop faible et qu’un utilisateur est présent.

Les VMC double flux, puits Canadien et l’appoint de chauffage sont aussi pilotés par la domotique et sont actionnés selon les scénarios définis, en fonction des besoins. Idem pour l’ouverture motorisée de certaines menuiseries en position entrebâillée pour la ventilation nocturne estivale.

Concernant les apports solaires, ils sont gérés par des brises soleil à lamelles orientables extérieures pilotés par le système domotique du bâtiment. Celle ci va orienter de manière optimale les lames des brises soleil en fonction de l’orientation du soleil, des températures de consigne recherchées, et de la luminosité souhaitée.

La domotique du bâtiment se charge aussi de mesurer des quantités de données telles que:

  • Températures extérieures / intérieures
  • Hygrométrie extérieure / intérieure
  • Température de l’air admise en entrée et sortie des puits Canadien
  • Concentration de CO2 intérieur
  • Consommation électrique de chaque poste de travail
  • Consommation électrique totale
  • Production d'énergie photovoltaïque
  • Quantité d’eau pluviale récupérée / consommée
  • Quantité d’eau consommée
  • etc...

Ces informations sont en premier lieu utilisées afin d’analyser la performance et l’efficacité énergétique du bâtiment. De plus, elles sont affichées sur un écran à l’accueil du bâtiment et aisément consultables par tout les utilisateurs et visiteurs. Pour pousser la démarche jusqu’au bout, la direction de l’entreprise a pris la décision de mettre une prime d’incitation énergétique qui récompense chaque mois l’économie énergétique des utilisateurs du bâtiment.

Ce sont là les différents aspects du projet qui seront abordés durant cette conférence, afin de découvrir ce qui fait que ce bâtiment passif à usage de bureaux promet de beaux scores d'efficacité énergétique, tout en offrant à ses occupants un confort et une atmosphère de travail incomparable!

Contribution par:
Philippe Axmann pour Vision Eco-Habitats

www.visionhabitats.fr

Porte Ouvertes Maison Passive du 9 au 11 Novembre 2012

Communiqué de presse - Portes ouvertes Maison Passive - Darmstadt, 16 Octobre 2012

Confortable, abordable, respectueuse de l’environnement, la Maison Passive incarne ce qui se fait de mieux dans la construction durable. Les journées portes ouvertes Maison Passive qui se tiennent au niveau internationale du 9 au 11 Novembre 2012, offrent l'occasion parfaite pour ceux qui souhaitent découvrir ces bâtiments. Pour cet événement, des centaines de propriétaires ouvriront les portes de leur bâtiment exemplaire, construit avec cette norme de bâtiments intelligents que sont les Maisons Passives. Ceux qui ont la connaissance de ces bâtiments pourront transmettre leur expertise aux visiteurs intéressés qui découvriront l'atmosphère d'un habitat passif.

Que ce soit des résidences, des bureaux, des crèches, ou des piscines, il n'y a que très peu de restrictions quand au type de bâtiment et d'utilisation possible avec le standard Maison Passive. Pendant ce second weekend de Novembre, des bâtiments de toute nature seront à découvrir. Avec plus de 40,000 Maisons Passives construites dans le monde entier, ces bâtiments ont parcouru un long chemin depuis la réalisation du premier prototype il y a plus de 20 ans. Ce concept devient chaque jour plus populaire.

"Qualité d'air intérieur exceptionnelle, température agréable et stable, coût énergétique dérisoire, garantie sur le long terme: ceux sont là les avantages acquis par les propriétaires de ces bâtiments passifs," explique le Dr. Wolfgang Feist, directeur du Passivhaus Institut et co-initiateur des journées Portes Ouvertes Maison Passive.

En plus d’être rentable, cette norme de construction minimise également l'impact sur l'environnement. Grâce à l'excellent niveau d'isolation thermique et à un système de ventilation double flux à récupération de chaleur, les Maisons Passives peuvent se passer de chauffage conventionnelle et de climatisation. Les économies d’énergie en contraste avec les bâtiments traditionnels nécessitant un conditionnement actif sont souvent supérieures à 90%. "Avec les Maisons Passives, il est possible de gérer l'immobilier de manière durable et de contribuer ainsi de manière significative à la révolution énergétique, même aujourd'hui", déclare le Dr. Feist.

Les journées portes ouvertes Maison Passive, soutenues par le programme Européen de la commission pour énergie intelligente à travers le projet PassREg (www.passreg.eu), sont une initiative de l'Association Internationale de la Maison Passive (ipha) et de ses filiales dans le monde.

La liste des Maisons Passives ouvertes au public du 9 au 11 Novembre 2012 est consultable en ligne à www.passivehouse-international.org. Si vous avez des questions, l'Association Maison Passive Internationale se fera un plaisir d'y répondre.

Communiqué de presse par Ipha (International Passive House Association), traduit de l'anglais par Axmann Philippe, gérant de Vision Eco-Habitats, spécialiste de la construction de Maisons Passives.

Concernant la Villa Vision, Villa témoin de la société Vision Eco-Habitats, nous vous accueillerons les 9 et 10 novembre sur rendez-vous. Merci de nous contacter par mail à fanny.laurent@visionhabitats.fr pour convenir d'un créneau.

Encore une certification Maison Passive pour Vision Eco-Habitats

La Maison Passive France vient de décerner une nouvelle certification Maison Passive Approuvé pour une réalisation de l'entreprise Vision Eco-Habitats, spécialiste de l'habitat passif.

Cette réalisation d'architecture provençale traditionnelle achevée en 2012 affiche une performance thermique de 6kwh/m2.an! C'est environ 50 fois moins que la moyenne Française !!!

La Maison Passive, un Standard Mondial

Dans le monde entier, il est possible de construire des bâtiment passifs. Quel que soit leur emplacement, les maisons passives associent un extrême confort de vie avec des contraintes technologiques minimales, et surtout, une consommation énergétique particulièrement faible. Des bâtiments passifs ont été construits et ont tenu leurs promesses dans toute les régions du monde. C’est ce qu’ont démontré les nombreux concepteurs provenant des Etats Unis, du Canada, du Royaume Uni, de Chine, Corée, Suède, Espagne, France, Italie..., lors de la 16ème conférence internationale Maison Passive 2012, tenue à Hanovre du 4 au 6 Mai dernier.

Cette année, la conférence s’est concentrée sur l’adoption du standard Maison Passive à l'échelle mondiale. Une évolution actuellement promue à travers le projet PassREg (Passive House Regions with Renewable Energies) supporté et financé par l’Union Européenne. Ce projet a pour but d’aider les pays membres à atteindre la directive Européenne pour la performance énergétique des bâtiments. Un objectif fixé pour 2020.

La révolution énergétique passera nécessairement par la Maison Passive. Ce sera d’ailleurs le thème de la prochaine conférence internationale Maison Passive qui se déroulera à Francfort du 17 au 21 avril 2013.

Ce standard Maison Passive peut être appliqué à tous types de constructions, jusqu’aux hôpitaux, tels que ceux de Francfort et Cologne ou même des courts de tennis comme celui de Växjö en Suède, notamment présenté lors de cette dernière conférence.

La conception des bâtiments passifs se fonde sur le Passive Housse Planning Package (PHPP), qui est adapté à chaque zones climatiques du globe. Ce logiciel constitue l’outil principal de conception des habitats passifs efficients en énergie. Les résultats constatés sur les bâtiments réalisés, démontrent les énormes économies d’énergie que permettent ces constructions, tout en offrant un confort largement supérieur.

Documentez-vous sur la Maison Passive en consultant les sites :

- Association La Maison Passive France : http://www.lamaisonpassive.fr/spip/

- Association Passive House International : http://www.passivehouse-international.org/

- Institut Passive House : http://www.passiv.de/en/index.html

- 16ème Conférence Internationale Maison Passive : http://www.passivhaustagung.de/sechzehnte/Englisch/index_eng.php

- Actualités Maison Passive sur le Blog Maison Passive Constructeur : http://maison-passive-constructeur.fr/

- Constructeur spécialisé Maison Passive en France : http://www.visionhabitats.fr/index.php

Nouvelle Certification Maison Passive Pour Vision Eco-Habitats

Lors du salon Passi'bat 2011 à Paris, Vision Eco-Habitats s'est vue remettre un certificat Passivhaus de plus par Etienne Vekemans, Président de La Maison Passive France.

Réalisée en 2011 par la société Vision Eco-Habitats à La Ciotat (13), cette Maison Passive est maintenant officiellement certifiée par l'institut Passivhaus. Ce label donne une garantie au propriétaire de la performance thermique de son nouvel habitat.

Orienté Sud/Sud-Ouest, l'habitation est construite sur radier intégralement isolé. Les murs sont réalisés en bloc de coffrage isolés par l'extérieur. La partie toiture traditionnelle est isolée de 35cm de Ouate de Cellulose, alors que la partie toiture terrasse est isolée par l'extérieur en extrudé.

Coté ventilation double flux, c'est une machine Paul Novus 300 qui a été installée, couplée à un puits canadien à eau glycolé. L'eau chaude sanitaire est quant à elle produite par deux panneaux solaire thermique.

L'étanchéité à l'air obtenue au test à n50 est de 0,51 vol/h (pour 0,6 vol/h à 50 Pascal sur les bâtiments passifs).

L'étude thermique réalisée sous PHPP prédit une consommation de 9,3Kwh/m2 par an. Rendez vous après un an d'utilisation pour vérifier ce chiffre...

Retour sur la 15ème conférence internationale PassivHaus à Innsbruck

Dernières nouvelles fraiches de "La Maison Passive France", association française représentant le PassivHaus Allemand.

Le passif change d’échelle et c’est en effet des régions que vient la rupture présentée cette année à Innsbruck : le passif ne se cantonne plus au bâtiment individuel, mais se conçoit et se réalise désormais à l’échelle du quartier ! L’équipée française a pu le constater à l’occasion de la visite du village olympique O3 à Innsbruck qui accueillera 1000 jeunes athlètes en 2012. Ce sont 444 logements passifs qui sortent de terre, juste à côté de l’ensemble « Lodenareal », 354 appartements passifs habités.

116 ha de bâtiments passifs

Mais la vitesse supérieure est déjà enclenchée. Lors de la plénière de la Conférence, la ville de Heidelberg a présenté le projet de construction d’une zone de 116 hectares de bâtiments passifs, mêlant résidentiel et tertiaire. Le passif s’est révélé être le niveau de performance énergétique le plus pertinent pour le quartier, mais aussi le deuxième niveau le plus performant du point de vue de l’investissement financier, derrière un scénario « basse consommation ». Ces deux données ont convaincu les décideurs locaux, politiques et financiers, à soutenir ce projet.

Les villes : des acteurs moteurs

Les villes apparaissent donc comme des acteurs moteurs de cette progression dans le développement du passif. A Innsbruck, les bailleurs publics comme Neue Heimat Tirol démontrent la faisabilité et la rentabilité de grands projets résidentiels au standard passif. La ville d’Heidelberg a pris l’initiative de créer des structures financières mixtes en partenariat avec les bailleurs et les banques locales pour solidifier les schémas d’investissement et rassembler les acteurs. Enfin, nos voisins de la ville de Bruxelles ont édicté une loi annonçant que le passif sera le standard de construction neuve en 2015 !

Le soutien à l’investissement par les puissances publiques nécessaire ?

Dans les régions où le passif a décollé, des aides à l’investissement ont souvent été mises en place. La question étant de savoir mesurer l’impact de ces mécanismes de soutien sur la décision d’aller au standard passif et sur la consommation moyenne de la région. Au Vorarlberg en Autriche, des aides financières sont disponibles depuis 15 ans : prêts à taux réduit jusqu’à 800 € / m² et subventions pour l’achat d’équipements, par exemple VMC2F. Résultat, 30% de la construction neuve en 2010 réalisée au standard passif, et une consommation moyenne du parc qui entame une diminution visible.

Le passif s’exporte vers de nouvelles latitudes

L’approche du PHI des nouveaux climats a montré l’apparition de nouvelles contraintes. Il était donc nécessaire de reformuler les critères du passif afin d’obtenir des critères globaux applicables partout sur le globe. L’idée proposée a été d’adapter le besoin de chaleur en fonction de la température extérieure moyenne annuelle. Si la température extérieure moyenne est supérieure à 0°C, 15 kWh/(m².a). Si cette température est inférieure à 0°C, augmentation linéaire jusqu’à 40 kWh/(m².a). L’architecte, avec ces contraintes, a pu élaborer des projets passifs de Dubaï à Ekaterinburg, en passant par Los Angeles. Les limites de faisabilité : 80 cm d’isolant en Russie, gestion de l’humidité de l’air. Intégration des architectures locales.

Comment allier passif et architectures régionales ?

En Autriche les rénovations avec isolation intérieure et extérieure permettent de conserver les structures bois et pierre, avec moellons apparents. Des études ont été menées sur les transferts d’humidité et l’isolation des pierres de taille. En Allemagne les façades de brique sont conservées, avec isolation sandwich. En France, Nobatek a su allier le climat atlantique et la construction bois.

La rénovation passive atteint la maturité

Le retour d’expérience EnerPHit sur des collectifs des années 60 a permis de montrer que la rénovation au standard passif fonctionne et a pris son envol. Quelques exemples de problèmes nouveaux et solutions nouvelles ont ainsi été abordés, comme la rénovation d’une maison datant de 1771 en bureaux passifs ou l’isolation, en rénovation, avec des panneaux sous vide.

Le tertiaire : au menu, piscines et bureautique efficace

L’application du standard passif aux piscines publiques a permis d’observer une réduction effective de l’évaporation et la récupération de la chaleur sur les eaux grises filtrées. Quelques questions ont été soulevées au sujet des piscines privatives, notamment sur le moyen de production de chaleur et de récupération de chaleur. Dans le domaine de la bureautique, le passif a permis de passer de 36% à 14% de consommation d’énergie primaire, des solutions ont été étudiées et mises en place, même pour les serveurs (technologies NAS).

Source : Maison passive France

Différences entre maison passive et maison BBC

Maison Passive VS Maison BBC

Il est est évident qu'à l'heure actuelle, cette question est d'actualité. On pourrait penser que la différence de 35 kWh/m2 par an ne représente que très peu d'écart et que les économies seront minimes. Hors la réalité est bien plus compliquée que cela...

En fait tout est différent.

- Les calculs thermiques pour une maison passive sont basés sur le logiciel PHPP, alors que pour le BBC c'est la bonne vieille table de calcule de la RT 2005. Les résultats diffèrent donc très sensiblement. En moyenne on peut considérer que 15 kWh en passif équivalent à 90 kWh en BBC. Sans compter que pour la norme BBC on peux allègrement retirer 12 kWh si l'on installe du photovoltaïque. ?!

Voici un article rédigé en juin 2011 par Baptiste Camus du "Pôle de compétence de l'habitat"

Ce que la comparaison des labels Passivhaus et BBC nous apprend sur les faiblesses de la méthode de calcul thermique réglementaire


Toutes les semaines de nouveaux retours d’expériences significatifs sur le BBC apparaissent. Tous font le même constat : les valeurs-objectifs de consommation énergétique sont dans les faits dépassées.
Comportement des locataires, température de référence, mise en œuvre, entretien et maintenance, variations climatiques… les raisons de ce différentiel entre objectifs de consommation conventionnelle et réalité des consommations sont nombreuses et bien connues.
Chaque jour, le savoir de la chaine de valeur du bâtiment progresse vers l’amélioration de ces faiblesses et vers l’obtention de performances réelles. Citons par exemple les deux articles récents du Moniteur qui se fondent sur une excellente étude d’Enertech et qui répertorient les défauts de conception, de mise en œuvre et de gestion du chauffage d’une part et de la ventilation d’autre part.

Un facteur essentiel nous parait pourtant bien souvent mis de côté : les partis-pris du calcul thermique de la méthode réglementaire.

Photo thermique de la Clairière, bâtiment Passivhaus du Foyer Rémois

Malgré leurs conséquences négatives sur la qualité de la conception des bâtiments BBC, nombre de ces partis-pris ont été repris dans l’élaboration de la RT 2012. Il est possible d’analyser les défauts du calcul réglementaire en observant les différences entre cette méthode et la méthode PHPP du label allemand Passivhaus dont les retours d’expériences démontrent l’effectivité des résultats. Si cette étude n’est pas révolutionnaire elle permet néanmoins de balayer l’idée assez répand

ue que le « BBC est plus exigeant que le label Passivaus » sous prétexte que l’un vise une performance moyenne de 50 kWhep/m2 pour les 5 usages alors que le second ne vise « que » 120 kWhep/m2 pour l’ensemble des usages (« soit, en retirant les appareils électroniques, environ 70 kWhep/m2 » précisera le commentateur averti qui pense que cela reste inférieur aux exigences du BBC).

Nous avons ainsi répertorié certaines différences qui mènent à penser que le calcul Passivhaus est plus proche de la réalité physique que le calcul réglementaire utilisé notamment pour la construction BBC. Les voici par ordre d’importance :

  1. La température de référence est fixée à 20°C dans le cas du PHPP alors que le modèle français prend en compte 19°C. On sait la température réelle observée dans les logements plus proche de 21°C.
  2. Contrairement au logiciel PHPP où il est obligatoire de rentrer toutes les valeurs unitaires, le logiciel réglementaire permet d’insérer des valeurs par défaut pour un grand nombre d’éléments notamment pour les réseaux. Loin d’être systématiquement pénalisantes (comme de nombreux BET le pensent), ces pertes thermiques associées à la conception des réseaux peuvent avoir des conséquences extrêmement pénalisantes sur la performance réelle.
  3. De la même manière, les ponts thermiques sont calculés succinctement par la méthode française, sur la base de catalogue de situations typiques. Cela conduit généralement à les sous-estimer. Les ponts thermiques inférieurs à 0,05 kW sont ainsi négligés par le PHPP alors que la méthode réglementaire française met de côté tous les ponts thermiques inférieurs à 0,1 kW.
  4. L’étanchéité à l’air n’est pas prise en compte de la même manière : alors que l’indicateur n50 utilisé pour le Passivhaus prend en compte le volume chauffé du bâtiment, le label BBC retient l’indicateur i4 qui favorise (ou ne défavorise pas du moins) les formes les moins compactes de bâtiments en dehors de toute réalité physique. Il a été constaté que l’objectif du Passivhaus (n50≤0,6) est en moyenne 2 fois plus exigeant que l’objectif du BBC pour du collectif, et 4 fois plus pour de la maison individuelle (i4≤0,6). L’excellent ouvrage du CETE de Lyon sur l’étanchéité à l’air montre d’ailleurs qu’un n50 de 0,6 correspond, en moyenne, à un i4 de 0,2 (p28).
  5. Les gains internes liés aux activités humaines sont estimés à 2,5W/m2 dans le calcul réglementaire français alors que cette valeur est limitée à 1,2W/m2 pour le label Passivhaus.
  6. Les coefficients de conversion énergie primaire en énergie finale sont différents, ce qui est plutôt naturel pour l’électricité (les mixs énergétiques n’étant pas les mêmes) et compréhensible pour les autres énergies. Cependant, avec un facteur de conversion de 2,7 pour l’électricité et de 1,1 pour le gaz et le fioul, le Passivhaus est plus exigent que notre norme.
  7. Contrairement à notre méthode nationale, le PHPP ne prend pas en compte la résistance thermique des volets. Il peut paraître en effet assez logique de ne pas présumer de la fermeture systématique de tous les volets toutes les nuits par les occupants même si cela peut être discuté. En revanche la consommation par défaut des ventilateurs utilisée par la méthode réglementaire paraît surestimé compte tendu des moteurs basse consommation aujourd’hui sur le marché.
  8. Les débits d’air obligatoires sont plus élevés en France qu’en Allemagne pénalisant ainsi la ventilation double flux. Ceci dit cette différence est à mettre au crédit de la législation française ; compte-tenu de la pollution intérieure, des défauts de réglage et d’entretien, il serait insensé de diminuer les débits d’airs réglementaires.

La plupart de ces différences sont liées au fait que contrairement au PHPP, la méthode de calcul réglementaire n’a pas pour objectif premier de calculer la performance énergétique réelle des constructions ainsi qu’il est rappelé dans le texte réglementaire :

« La méthode de calcul Th-B-C-E 2012 a pour objet le calcul réglementaire des coefficients Bbio, Cet Tic. Elle n’a pas pour vocation de faire un calcul de consommation réelle compte tenu des conventions retenues »

Cependant, il est évident que nos maîtres d’œuvre utilisent la méthode réglementaire comme un outil de conception et, en tant que maîtres d’ouvrages, nous avons besoin de disposer d’éléments d’objectivation tel que la consommation conventionnelle, ne serait-ce que dans notre communication avec les tiers.

En plus de s’assurer de la bonne réalisation des travaux, de la qualité de l’exploitation et de l’entretien des systèmes, et d’accompagner les locataires à une utilisation adaptée de leurs logements, le bailleur social doit s’assurer de la bonne réalisation de l’étude thermique. Ainsi, Delphis travaille actuellement à la l’élaboration d’un cahier des charges d’audit thermique qui réduise les écueils exposés.

Il n’est pas ici question de faire du jusqu’au-boutisme environnemental pro-Passivhaus, la mission première des bailleurs sociaux est de construire pour le plus grand nombre : le mieux-disant sociétal se situe évidemment dans l’optimum coûts de construction / performance (notamment) énergétique. Or il n’est pas encore possible économiquement de généraliser la construction passive sans remettre en cause notre capacité à répondre à la crise du logement. Cependant, en tant que maîtres d’ouvrage, il est important que nous disposions d’outils performants. Sans cela, nous courrons un double risque : nous mettre dans l’incapacité de réaliser nos promesses de performance ou imputer systématiquement et de manière infondée la « surconsommation » d’énergie aux locataires.

En conclusion, le changement viendra peut-être en investissant plus sur une maîtrise d’œuvre de qualité (donc mieux rémunérée) pour réduire les coûts en phase de réalisation et d’exploitation.

Source : Delphis, Pôle compétence