Maison passive constructeur

Construire une maison passive

Nouvelle Certification Maison Passive Pour Vision Eco-Habitats

Lors du salon Passi'bat 2011 à Paris, Vision Eco-Habitats s'est vue remettre un certificat Passivhaus de plus par Etienne Vekemans, Président de La Maison Passive France.

Réalisée en 2011 par la société Vision Eco-Habitats à La Ciotat (13), cette Maison Passive est maintenant officiellement certifiée par l'institut Passivhaus. Ce label donne une garantie au propriétaire de la performance thermique de son nouvel habitat.

Orienté Sud/Sud-Ouest, l'habitation est construite sur radier intégralement isolé. Les murs sont réalisés en bloc de coffrage isolés par l'extérieur. La partie toiture traditionnelle est isolée de 35cm de Ouate de Cellulose, alors que la partie toiture terrasse est isolée par l'extérieur en extrudé.

Coté ventilation double flux, c'est une machine Paul Novus 300 qui a été installée, couplée à un puits canadien à eau glycolé. L'eau chaude sanitaire est quant à elle produite par deux panneaux solaire thermique.

L'étanchéité à l'air obtenue au test à n50 est de 0,51 vol/h (pour 0,6 vol/h à 50 Pascal sur les bâtiments passifs).

L'étude thermique réalisée sous PHPP prédit une consommation de 9,3Kwh/m2 par an. Rendez vous après un an d'utilisation pour vérifier ce chiffre...

ITE : isolation thermique par l'extérieur

L'isolation thermique par l'extérieure est une technique d'isolation utilisée et reconnue depuis plus de 20 ans dans les pays voisins Européens, mais elle ne représente que 7 % du secteur de l'isolation en France.

Pourtant l'isolation thermique par l'extérieur offre beaucoup d'avantages dans le neuf comme dans la rénovation.

Les avantages de l'isolation par l'extérieur :

- réhabilitation des bâtiments anciens (épaves thermiques) par l'application d'isolant en façades.

- performance optimale de l'enveloppe thermique du bâtiment tel un manteau de protection autour du bâtit. Son épaisseur est à faire varier selon l'étude thermique réalisée préalablement.

Bloc coffrage isolant PSE (néopor)

- suppression des ponts thermiques de la structure porteuse. Que le bâtiment soit réalisé en béton, en bois ou en parpaing, les ponts thermiques sont inévitables. L'ITE vient corriger ces zones de pertes thermiques.

- elle peut être réalisé en fibre de bois, en chanvre, en ouate de cellulose, en PSE, en laine de verre, en laine de roche...

- récupération de l'inertie thermique des éléments porteurs. Chaque matériau a un déphasage qui lui est propre. Si votre construction est en béton ou autre matériau "lourd", vous récupérez alors une masse d'inertie thermique importante qui évitera les variations intempestives de la température intérieure.

source : Xella

- ce mode d'isolation permet aujourd'hui de varier les revêtements extérieurs de toutes sortes. Vous pouvez choisir le crépis, l'enduit mince, le bardage bois...

source : WoodITE

- des systèmes de fixations sur ITE, permettent de fixer des éléments en façade, tout en évitant les ponts thermiques, de la plus petite charge à la plus lourde.

- le confort des habitations isolées par l'extérieur est remarquable. Plus de sensation de parois froides.

source: sunncoisolation

Autant de raisons qui poussent à faire le choix de l'isolation par l'extérieur pour sa future construction....

Visiter une maison passive en méditerranée

Vous êtes nombreux à vouloir visiter une maison passive en fonctionnement. Plus que de la curiosité, c'est le confort de vie intérieur qui est à constater.

A aujourd'hui plusieurs maisons ont été réalisées dans le sud de la France et d'architectures différentes. C'est l'occasion de venir visiter l'une d'entre elles. Pour cela c'est simple. Soit profiter des journées portes ouvertes de la maison passive en France, organisée par "La maison passive France" chaque année. Soit prendre rendez vous auprès de Vision eco Habitats par mail contact@visionhabitats.fr ou par téléphone au 04.94.82.25.89.

Différences entre maison passive et maison BBC

Maison Passive VS Maison BBC

Il est est évident qu'à l'heure actuelle, cette question est d'actualité. On pourrait penser que la différence de 35 kWh/m2 par an ne représente que très peu d'écart et que les économies seront minimes. Hors la réalité est bien plus compliquée que cela...

En fait tout est différent.

- Les calculs thermiques pour une maison passive sont basés sur le logiciel PHPP, alors que pour le BBC c'est la bonne vieille table de calcule de la RT 2005. Les résultats diffèrent donc très sensiblement. En moyenne on peut considérer que 15 kWh en passif équivalent à 90 kWh en BBC. Sans compter que pour la norme BBC on peux allègrement retirer 12 kWh si l'on installe du photovoltaïque. ?!

Voici un article rédigé en juin 2011 par Baptiste Camus du "Pôle de compétence de l'habitat"

Ce que la comparaison des labels Passivhaus et BBC nous apprend sur les faiblesses de la méthode de calcul thermique réglementaire


Toutes les semaines de nouveaux retours d’expériences significatifs sur le BBC apparaissent. Tous font le même constat : les valeurs-objectifs de consommation énergétique sont dans les faits dépassées.
Comportement des locataires, température de référence, mise en œuvre, entretien et maintenance, variations climatiques… les raisons de ce différentiel entre objectifs de consommation conventionnelle et réalité des consommations sont nombreuses et bien connues.
Chaque jour, le savoir de la chaine de valeur du bâtiment progresse vers l’amélioration de ces faiblesses et vers l’obtention de performances réelles. Citons par exemple les deux articles récents du Moniteur qui se fondent sur une excellente étude d’Enertech et qui répertorient les défauts de conception, de mise en œuvre et de gestion du chauffage d’une part et de la ventilation d’autre part.

Un facteur essentiel nous parait pourtant bien souvent mis de côté : les partis-pris du calcul thermique de la méthode réglementaire.

Photo thermique de la Clairière, bâtiment Passivhaus du Foyer Rémois

Malgré leurs conséquences négatives sur la qualité de la conception des bâtiments BBC, nombre de ces partis-pris ont été repris dans l’élaboration de la RT 2012. Il est possible d’analyser les défauts du calcul réglementaire en observant les différences entre cette méthode et la méthode PHPP du label allemand Passivhaus dont les retours d’expériences démontrent l’effectivité des résultats. Si cette étude n’est pas révolutionnaire elle permet néanmoins de balayer l’idée assez répand

ue que le « BBC est plus exigeant que le label Passivaus » sous prétexte que l’un vise une performance moyenne de 50 kWhep/m2 pour les 5 usages alors que le second ne vise « que » 120 kWhep/m2 pour l’ensemble des usages (« soit, en retirant les appareils électroniques, environ 70 kWhep/m2 » précisera le commentateur averti qui pense que cela reste inférieur aux exigences du BBC).

Nous avons ainsi répertorié certaines différences qui mènent à penser que le calcul Passivhaus est plus proche de la réalité physique que le calcul réglementaire utilisé notamment pour la construction BBC. Les voici par ordre d’importance :

  1. La température de référence est fixée à 20°C dans le cas du PHPP alors que le modèle français prend en compte 19°C. On sait la température réelle observée dans les logements plus proche de 21°C.
  2. Contrairement au logiciel PHPP où il est obligatoire de rentrer toutes les valeurs unitaires, le logiciel réglementaire permet d’insérer des valeurs par défaut pour un grand nombre d’éléments notamment pour les réseaux. Loin d’être systématiquement pénalisantes (comme de nombreux BET le pensent), ces pertes thermiques associées à la conception des réseaux peuvent avoir des conséquences extrêmement pénalisantes sur la performance réelle.
  3. De la même manière, les ponts thermiques sont calculés succinctement par la méthode française, sur la base de catalogue de situations typiques. Cela conduit généralement à les sous-estimer. Les ponts thermiques inférieurs à 0,05 kW sont ainsi négligés par le PHPP alors que la méthode réglementaire française met de côté tous les ponts thermiques inférieurs à 0,1 kW.
  4. L’étanchéité à l’air n’est pas prise en compte de la même manière : alors que l’indicateur n50 utilisé pour le Passivhaus prend en compte le volume chauffé du bâtiment, le label BBC retient l’indicateur i4 qui favorise (ou ne défavorise pas du moins) les formes les moins compactes de bâtiments en dehors de toute réalité physique. Il a été constaté que l’objectif du Passivhaus (n50≤0,6) est en moyenne 2 fois plus exigeant que l’objectif du BBC pour du collectif, et 4 fois plus pour de la maison individuelle (i4≤0,6). L’excellent ouvrage du CETE de Lyon sur l’étanchéité à l’air montre d’ailleurs qu’un n50 de 0,6 correspond, en moyenne, à un i4 de 0,2 (p28).
  5. Les gains internes liés aux activités humaines sont estimés à 2,5W/m2 dans le calcul réglementaire français alors que cette valeur est limitée à 1,2W/m2 pour le label Passivhaus.
  6. Les coefficients de conversion énergie primaire en énergie finale sont différents, ce qui est plutôt naturel pour l’électricité (les mixs énergétiques n’étant pas les mêmes) et compréhensible pour les autres énergies. Cependant, avec un facteur de conversion de 2,7 pour l’électricité et de 1,1 pour le gaz et le fioul, le Passivhaus est plus exigent que notre norme.
  7. Contrairement à notre méthode nationale, le PHPP ne prend pas en compte la résistance thermique des volets. Il peut paraître en effet assez logique de ne pas présumer de la fermeture systématique de tous les volets toutes les nuits par les occupants même si cela peut être discuté. En revanche la consommation par défaut des ventilateurs utilisée par la méthode réglementaire paraît surestimé compte tendu des moteurs basse consommation aujourd’hui sur le marché.
  8. Les débits d’air obligatoires sont plus élevés en France qu’en Allemagne pénalisant ainsi la ventilation double flux. Ceci dit cette différence est à mettre au crédit de la législation française ; compte-tenu de la pollution intérieure, des défauts de réglage et d’entretien, il serait insensé de diminuer les débits d’airs réglementaires.

La plupart de ces différences sont liées au fait que contrairement au PHPP, la méthode de calcul réglementaire n’a pas pour objectif premier de calculer la performance énergétique réelle des constructions ainsi qu’il est rappelé dans le texte réglementaire :

« La méthode de calcul Th-B-C-E 2012 a pour objet le calcul réglementaire des coefficients Bbio, Cet Tic. Elle n’a pas pour vocation de faire un calcul de consommation réelle compte tenu des conventions retenues »

Cependant, il est évident que nos maîtres d’œuvre utilisent la méthode réglementaire comme un outil de conception et, en tant que maîtres d’ouvrages, nous avons besoin de disposer d’éléments d’objectivation tel que la consommation conventionnelle, ne serait-ce que dans notre communication avec les tiers.

En plus de s’assurer de la bonne réalisation des travaux, de la qualité de l’exploitation et de l’entretien des systèmes, et d’accompagner les locataires à une utilisation adaptée de leurs logements, le bailleur social doit s’assurer de la bonne réalisation de l’étude thermique. Ainsi, Delphis travaille actuellement à la l’élaboration d’un cahier des charges d’audit thermique qui réduise les écueils exposés.

Il n’est pas ici question de faire du jusqu’au-boutisme environnemental pro-Passivhaus, la mission première des bailleurs sociaux est de construire pour le plus grand nombre : le mieux-disant sociétal se situe évidemment dans l’optimum coûts de construction / performance (notamment) énergétique. Or il n’est pas encore possible économiquement de généraliser la construction passive sans remettre en cause notre capacité à répondre à la crise du logement. Cependant, en tant que maîtres d’ouvrage, il est important que nous disposions d’outils performants. Sans cela, nous courrons un double risque : nous mettre dans l’incapacité de réaliser nos promesses de performance ou imputer systématiquement et de manière infondée la « surconsommation » d’énergie aux locataires.

En conclusion, le changement viendra peut-être en investissant plus sur une maîtrise d’œuvre de qualité (donc mieux rémunérée) pour réduire les coûts en phase de réalisation et d’exploitation.

Source : Delphis, Pôle compétence

Construire sa maison passive

Vision Eco Habitats est bien plus qu’une entreprise de maçonnerie générale, en vous offrant une prestation complète pour la réalisation de votre projet.

De la conception architecturale à la réalisation, ils vous accompagnent tout au long de votre construction. La coordination des diverses études (étude de sol, structure, thermique),  permet une grande réactivée dans l’avancement de votre projet et un suivi efficace des travaux de mise en oeuvre.

Société mettant en œuvre plusieurs équipes de maçons spécialisés dans les habitats passifs. En lien direct avec la cellule de conception, ils respectent scrupuleusement le cahier des charges des maisons passives.

La qualité de réalisation est contrôlée et certifiée par un organisme européen, le "Passivhaus Institut", label de garantie "Maison Passive".

Pour toutes questions cliquez ici : contacter.